Double actualité ce mardi 13 octobre : l’Assemblée nationale entame en séance publique l’examen du projet de budget de l’État pour 2027, tandis qu’une grève nationale touche l’éducation, de la maternelle à l’université. Deux cortèges sont annoncés à Paris. Tour d’horizon factuel de la journée, chiffres sourcés à l’appui.
- ▸Six syndicats de l’éducation (FSU, UNSA Éducation, FNEC FP-FO, CFDT Éducation, CGT Éduc’action, SUD Éducation) appellent à la grève ce mardi 13 octobre.
- ▸La FSU-SNUipp dénonce « la suppression de 1 588 postes enseignants au budget 2027 », chiffre inscrit au projet de loi de finances.
- ▸Les organisations lycéennes et étudiantes réclament 10 milliards d’euros supplémentaires pour l’éducation.
- ▸Le même jour, l’Assemblée nationale ouvre l’examen du budget 2027, dont le volet recettes a été rejeté en commission des finances le 9 octobre.
Plan de l'article
- Une grève nationale dans l’éducation, de l’école au supérieur
- 1 588 postes : le chiffre au cœur de la contestation
- À Paris, deux cortèges : Place d’Italie et direction Matignon
- À l’Assemblée, un budget 2027 déjà retoqué en commission
- Ce que réclament les organisations mobilisées
- Les chiffres de la mobilisation depuis début octobre
- Questions fréquentes
Une grève nationale dans l’éducation, de l’école au supérieur #
L’appel à la grève de ce mardi 13 octobre couvre les écoles, les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur. Six organisations syndicales le portent : FSU, UNSA Éducation, FNEC FP-FO, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action et SUD Éducation, rejointes par Solidaires et l’UFSE-CGT.
Cette journée s’inscrit dans la continuité d’un mouvement lycéen parti mi-septembre du lycée Saint-Exupéry de Créteil (Val-de-Marne), qui s’est étendu début octobre. Les syndicats enseignants présentent le 13 octobre comme le temps fort d’une semaine d’actions.
« La suppression de 1 588 postes enseignants au budget 2027 est une provocation supplémentaire »
— FSU-SNUipp, appel à la grève du 13 octobre
1 588 postes : le chiffre au cœur de la contestation #
Dans son appel à la grève, la FSU-SNUipp, premier syndicat du premier degré, dénonce « la suppression de 1 588 postes enseignants au budget 2027 ». Ce chiffre figure dans le projet de loi de finances : selon les éléments rapportés par France 24, il concerne 1 588 postes de titulaires, dont 1 250 dans l’enseignement public.
À lire Inflation : pourquoi l’énergie tire les prix vers le haut (+14,3 % sur un an)
Le ministère justifie ces suppressions par la baisse démographique, avec environ 180 000 élèves de moins attendus à la rentrée 2027. Le même projet de budget prévoit en parallèle 3 041 postes de professeurs stagiaires supplémentaires et 1 300 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap.
Face au mouvement, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé un plan de 3 000 remplaçants. Les syndicats jugent cette réponse insuffisante au regard de leurs revendications.
À Paris, deux cortèges : Place d’Italie et direction Matignon #
À Paris, le cortège principal part à 14 h de la place d’Italie, dans le 13e arrondissement, en direction des Invalides. Un second cortège, à l’initiative des organisations lycéennes et étudiantes soutenues notamment par Solidaires, doit relier l’Hôtel de Ville à Matignon, la résidence du Premier ministre.
Le collectif lycéen et étudiant, lancé le 8 octobre place de la Bastille, chiffre sa revendication : 10 milliards d’euros supplémentaires pour l’éducation. Sa porte-parole, Sabrine Kharbach, a indiqué que la mobilisation se poursuivrait tant que cette somme ne serait pas « sur la table ».
À lire Économie française 2026 : croissance, inflation et chômage, les chiffres de l’Insee
À l’Assemblée, un budget 2027 déjà retoqué en commission #
Le calendrier parlementaire ajoute une dimension politique à la journée : l’Assemblée nationale commence ce mardi 13 octobre l’examen en séance publique du projet de loi de finances pour 2027, en débutant par le volet recettes.
Ce volet arrive dans l’hémicycle après avoir été rejeté en commission des finances le vendredi 9 octobre, par 31 voix contre 3 et 2 abstentions, au terme de l’adoption de plus de 200 amendements. Seul le groupe Ensemble pour la République a voté pour.
Selon le rapporteur général Philippe Juvin, les modifications votées en commission creuseraient le déficit public d’environ 10 milliards d’euros, le portant autour de 5,4 % du PIB contre un objectif gouvernemental de 5 %. Ce rejet reste sans effet juridique : le texte revient en séance dans sa version initiale.
Ce que réclament les organisations mobilisées #
Les revendications portées ce 13 octobre, telles qu’elles figurent dans les appels syndicaux et lycéens, se concentrent sur les moyens de l’école publique.
À lire La politique chiffrée en France : analyse des données et enjeux de sécurité
- ✓L’abandon des 1 588 suppressions de postes enseignants prévues au budget 2027 (FSU-SNUipp).
- ✓La baisse des effectifs par classe, de la maternelle à la terminale, en profitant de la baisse démographique (FSU-SNUipp).
- ✓Un plan d’urgence pour la rénovation des bâtiments scolaires face au changement climatique (FSU-SNUipp).
- ✓10 milliards d’euros supplémentaires pour l’éducation (collectif lycéen et étudiant).
- ✓Des personnels de remplacement en nombre suffisant et des salaires revalorisés (SNES-FSU, intersyndicale).
Les chiffres de la mobilisation depuis début octobre #
Le mouvement a connu deux journées marquantes avant ce 13 octobre. Le 6 octobre, un cortège a relié République à Nation à Paris : 56 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, 100 000 selon les organisateurs.
Le 8 octobre, un rassemblement place de la Bastille a réuni, selon les comptages relayés par la presse, 71 500 personnes dans toute la France, dont 24 500 à Paris. Côté enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a recensé environ 1 % de grévistes ce jour-là, signe d’une mobilisation jusqu’ici portée surtout par les lycéens et étudiants.
La journée du 13 octobre, avec son appel intersyndical élargi et l’ouverture du débat budgétaire, constitue donc un test : les taux de grévistes et les comptages de manifestants publiés dans la soirée diront si le mouvement change d’échelle.
Questions fréquentes #
Qui appelle à la grève dans l’éducation le 13 octobre 2026 ?
Six syndicats de l’éducation appellent à la grève : FSU, UNSA Éducation, FNEC FP-FO, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action et SUD Éducation, rejoints par Solidaires et l’UFSE-CGT. Les organisations lycéennes et étudiantes, mobilisées depuis mi-septembre, appellent également à manifester.
À lire Transparence de l’information : obligations européennes 2026 pour les entreprises françaises
Combien de suppressions de postes enseignants prévoit le budget 2027 ?
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit 1 588 suppressions de postes d’enseignants titulaires, dont 1 250 dans l’enseignement public, un chiffre dénoncé par la FSU-SNUipp. Le ministère invoque la baisse démographique, avec environ 180 000 élèves de moins attendus à la rentrée 2027.
Que se passe-t-il à l’Assemblée nationale ce 13 octobre ?
L’Assemblée nationale ouvre ce mardi 13 octobre l’examen en séance publique du projet de budget de l’État pour 2027, en commençant par le volet recettes. Ce volet avait été rejeté en commission des finances le 9 octobre par 31 voix contre 3, mais le texte revient en séance dans sa version initiale.
Où ont lieu les manifestations du 13 octobre à Paris ?
Le cortège principal part à 14 h de la place d’Italie en direction des Invalides. Un second cortège, à l’initiative des organisations lycéennes et étudiantes, doit relier l’Hôtel de Ville à Matignon.




